LES SERVICE SECRET DU MONDE ( pour les service secret francais j'ai pas mit toute les infos pour cause DFN

ALLEMAGNE:
BND:
Le Service fédéral de renseignement (Bundesnachrichtendienst, BND) est un service de renseignement du Gouvernement fédéral allemand, placé sous la tutelle du Chancelier fédéral. Il a un rôle sensiblement égal à celui de la CIA, de la NSA et de la section contre-espionnage du FBI. Son siège est situé à Pullach, près de Munich, et ses principaux bureaux sont à Berlin et Paris. La construction du nouveau siège du BND dans le centre de Berlin, dont le coût des travaux est estimé par le service des moyens généraux allemands à 720 millions d'euros, devrait s'achever en 2012. Pendant que 1 500 collaborateurs des départements technique et télécommunications resteront à Pullach, 4 000 collaborateurs viendront s'installer dans la capitale allemande. Les effectifs globaux du BND seraient supérieurs à 6 000 hommes (6 050 en 2007).
HISTORIQUE:
Créé durant la Guerre froide comme l'organisme de renseignement de l'Allemagne de l'Ouest, le BND eut comme principal adversaire les services soviétiques et d'Allemagne de l'Est avec comme directeur jusqu'en 1968 Reinhard Gehlen. Ce service sera au premier rang de la guerre secrète en Europe durant cette période.
En septembre 2007, un responsable des archives de la Stasi indique que plus de 10 000 informateurs ont été recrutés en Allemagne de l'Est de 1949 à la chute du mur de Berlin en 1989. Seuls quelques centaines d'entre eux étaient de véritables agents de renseignement.
AUSTRALIE
L'Australian Secret Intelligence Service (ASIS):
est le service de renseignements extérieur australien. Il a été créé le 13 mai 1952 mais son existence n'a été révélée officiellement qu'en 1977 par Malcolm Fraser, alors Premier ministre. Le service est l'équivalent de la DGSE française, de la CIA américaine et du SIS néo-zélandais, avec lesquels il collabore étroitement.
Il s'occupe entre autres de contre-terrorisme et de prévention de la prolifération des armes de destruction massive. L'ASIS est très actif en Asie et dans le Pacifique Sud. Il collabore également à Alliance Base. Son siège est à Canberra.
Son directeur général est David Irvine.
DSD:
Le Defence Signal Directorate (DSD) est un service de renseignement de l'Australie. Il est responsable du renseignement et de la sécurité électronique des transmissions de la défense, des affaires étrangères et du gouvernement australien et dépend du ministère de la Défense de cette nation.
Membre de l'alliance UKUSA, ce service est l'un des collaborateurs du réseau Echelon.
En 1941, durant la Seconde Guerre mondiale, l'Australie crée le Special Intelligence Bureau (SIB) qui est chargé des renseignements électroniques puis plusieurs services de cryptographie sont fondés pour l'épauler, dont le Central Bureau.
En 1947, ces différents services ont été fusionnés dans le Defense Signals Bureau (DSB). En 1963, il change de nom et devient le Defense Signals Division (DSD). En octobre 1977, le gouvernement australien révèle officiellement son existence et le transforme en Defense Signals Directorate (DSD).
ESPAGNE:
CNI:centro nacional de inteligencia
Le Centre national de renseignement (Centro Nacional de Inteligencia, CNI) est le service de renseignement et de contre-espionnage espagnol depuis le 6 mai 2002. Il est actuellement dirigé par le général d'armée Félix Sanz Roldán.
À la différence de la plupart des autres pays occidentaux, le pays a un seul service pour le renseignement et le contre-espionnage.
Le premier service de renseignement espagnol voit le jour en 1935 mais disparaît peu après sans jamais avoir pu agir, du fait de la Guerre civile espagnole. Il faut attendre les années 1960 et les révoltes étudiantes pour que soit créé l'Organisation contre-subversive nationale (Organización Contrasubversiva Nacional).
Quelques années plus tard, en 1972, le régime franquiste créé le Service central de documentation (Servicio Central de Documentación, SECED), qui fusionne avec le Service de renseignement du haut-État-major (Servicio de Inteligiencia del Alto Estado-Mayor, SIAEM) en 1975-1976 afin de créer le Centre supérieur d'information de la défense (Centro Superior de Información de la Defensa, CESID), qui constituera le service de renseignement et de contre-espionnage du régime démocratique pendant près de vingt-cinq ans.
La dernière réforme date d'une loi du 6 mai 2002, qui transforme le CESID en Centre national de renseignement (CNI)
Le CNI est organiquement dépendant du ministère de la Défense, mais jouit en réalité d'un régime d'autonomie fonctionnelle, que ce soit dans son organisation interne, la gestion de son budget ou de son personnel.
Administrativement, le Centre national de renseignement est une direction dont le titulaire a rang de secrétaire d'État. Le directeur du CNI est nommé par décret royal pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre de la Défense pour un mandat de cinq ans
Ses effectifs en 2008 seraient d'environ 2 250 agents. En 2009, son budget s'élevait à 255 millions d'euros. Il opère dans plus de 80 pays, particulièrement en Afrique du Nord (surveillance des enclaves de Ceuta et Melilla), au Moyen-Orient et en Amérique du Sud.
ETAT UNIS ( USA )
La Central Intelligence Agency ou CIA (« Agence centrale de renseignement »), fondée en 1947 par le National Security Act, est l'une des agences de renseignement les plus connues des États-Unis. Elle est chargée de l'acquisition du renseignement (notamment par l'espionnage) et de la plupart des opérations clandestines effectuées hors de ce pays. Elle a le statut juridique
Le quartier général de la CIA est actuellement et depuis 1961 sur le site de Langley, dans la ville de McLean en Virginie, aux États-Unis, à environ 40 km de Washington. Auparavant elle occupait des bâtiments délabrés connus sous le nom de Foggy Bottom, situés au 2430 E Street à Washington DC. Elle a le droit de garder secrètes la plupart de ses caractéristiques : nombre d'employés, organigramme[3], budget, etc. On estime qu'elle emploierait environ 16 000 personnes rien qu'à son quartier général de Langley, et environ 23 500 au total dans le monde entier. Ses budgets successifs ne sont généralement pas connus. Actuellement il serait de 3 à 5 milliards de dollars selon les estimations. Le chiffre de 28 milliards est souvent cité car révélé en 1987 mais il s'agit du budget de toute l'Intelligence Community, dont la part de la CIA à l'époque n'était que d'un milliard.
La CIA s'organise en quatre directions principales :
* la National Clandestine Service remplaçant depuis 2005 la direction des opérations, qui est responsable de la collecte du renseignement et de la conduite d'opérations clandestines. Cette direction est également responsable du recrutement, de la formation et du suivi des agents de renseignements en poste à l'étranger.
* la direction du renseignement, qui constitue la branche analyse de la CIA et qui est responsable de l'exploitation et de la diffusion du renseignement.
* la direction scientifique et technologique, qui a pour mission de concevoir de nouvelles technologies pour l'aide à la recherche du renseignement.
* la direction de l'administration qui est responsable de tout le soutien administratif de la CIA.
Sur le terrain, le chef de station de la CIA est le plus haut responsable qui est chargé de diriger les activités de la CIA dans une capitale donné
NSANATIONAL SECURITY AGENCY
La NSA/CSS (National Security Agency/Central Security Service, ou « Agence de sécurité nationale / Service central de sécurité ») est un organisme gouvernemental des États-Unis, responsable de la collecte et de l'analyse de toutes formes de communications, aussi bien militaires et gouvernementales que commerciales ou même personnelles, par radiodiffusion, par Internet ou par tout autre mode de transmission. Le CSS est une agence qui loge dans les mêmes bureaux que la NSA et qui a été créée dans le but de coordonner les efforts des sections de cryptographie de la NSA et de l'armée américaine. Les deux agences ont aussi pour mission d'assurer la sécurité des communications (et donc des ordinateurs) du gouvernement américain.
La NSA est l'héritière des divers services américains d'écoute électronique (SIGINT) et de décryptage ayant existé jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui se montrèrent particulièrement efficaces en décryptant les codes allemands et japonais, notamment Enigma (en collaboration avec les Britanniques) et le code 97, dans le cadre de l'opération Magic, ainsi que le Projet VENONA, qui concernait le décryptage des codes soviétiques
La NSA est le successeur de l'AFSA (Armed Forces Security Agency) du DoD (Département de la Défense américain), fondée le 20 mai 1949 sous le commandement direct du Joint Chiefs of Staff. Le 24 octobre 1952, le mémorandum Communications Intelligence Activities classifié top secret est présenté au Président Harry Truman, qui crée la NSA le 4 novembre 1952, par réorganisation de l'AFSA pour notamment lui permettre de travailler à la fois dans les domaines militaire et civil.
Les missions de la NSA sont définies par la National Security Council Intelligence Directive No.6, selon les besoins et ordres du Directeur du renseignement national (Avant 2004, cette fonction était celle du Director of Central Intelligence). Bien qu'elle appartienne au Département de la Défense, la NSA agit pour l'ensemble de l'Intelligence Community.
Contrairement à la CIA, fondée de manière très officielle, la NSA est restée très secrète, et son existence ne fut officiellement reconnue qu'en 1957. Cet épisode fit gagner à la NSA son premier surnom, No Such Agency (« une telle agence n'existe pas ») par les journalistes.
FRANCE
DGSE:
La Direction générale de la sécurité extérieure, couramment connue sous le sigle DGSE, est le service de renseignement extérieur de la France.
Sa devise serait « Partout où nécessité fait loi », qui exprime l'impératif de la raison d'État ou, selon d'autres sources, Ad augusta per angusta (« À des résultats grandioses par des voies étroites »)
Sous l'autorité du ministre français de la Défense, elle est chargée, selon les termes de l'article D. 3126-2 du code de la défense, « de rechercher et d'exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, ainsi que de détecter et d'entraver, hors du territoire national, les activités d'espionnage dirigées contre les intérêts français afin d'en prévenir les conséquences »
Avant le décret du 2 avril 1982 qui a procédé à sa refondation, ce service s'appelait le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE).
La DGSE est membre de la communauté française de renseignement.
DCRI:
La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est le service de renseignements du ministère de l'Intérieur français, au sein de la Direction générale de la Police nationale, né de la fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et de la Direction centrale des renseignements généraux (RG). Ce service est opérationnel depuis le 1er juillet 2008[5]. Selon le communiqué du ministère de l'Intérieur, « la DCRI se veut un “FBI à la française” en matière de renseignement
La fusion fut annoncée le 13 septembre 2007 par le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie. Les textes fondateurs de la DCRI ont été adoptés le 7 avril 2008, la fusion entre les RG et la DST étant effective le mardi 1er juillet 2008.
Bernard Squarcini, directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST) en 2008, est nommé à la tête de cette organisation. Il est assisté de deux directeurs centraux adjoints, René Bailly, ancien fonctionnaire des RG, et Patrick Calvar, ancien fonctionnaire de la DST.
En 2008, la DCRI a débuté son existence publique et médiatique avec l'« affaire de Tarnac ».

# Posté le vendredi 07 août 2009 13:22

STAGE DGSE

STAGE DGSE
Vous êtes étudiant ou élève ingénieur dans le domaine du traitement du signal, de l'électronique, de l'imagerie, des mathématiques et de la cryptographie ou encore dans la sécurité des systèmes d'information, l'ingénierie informatique ou les télécoms ? La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), le service de renseignement extérieur français, vous propose désormais des stages de fin d'études au sein de ses équipes de recherche et développement.

Outre ces stages, la DGSE engage un vaste plan pluriannuel de recrutement de scientifiques, d'ingénieurs et de techniciens. Ce plan se situe dans le prolongement des conclusions du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale , qui confèrent au renseignement une priorité inédite au titre de la nouvelle fonction stratégique « connaissance et anticipation ».
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# Posté le dimanche 02 août 2009 05:46

LA DGSE

LA DGSE
Au sein de ce qu'il est convenu d'appeler la "communauté française du renseignement", la DGSE se voit confier la responsabilité du renseignement extérieur, ainsi que, comme le précise son décret fondateur [1], "toute action qui lui serait confiée par le gouvernement".

Posons d'emblée, et sans modestie, que jamais cette responsabilité n'est apparue aussi lourde qu'aujourd'hui.

Il est banal de rappeler qu'au système bipolaire, largement étatique et prévisible, de la guerre froide, réservant au renseignement un rôle finalement plus romanesque que stratégique, s'est substitué un univers aléatoire, où le danger émane d'abord d'acteurs clandestins, exploitant à merveille les failles de la globalisation, pour tenter d'en arrêter ou modifier le cours.

Dans ce contexte, le renseignement s'est installé -sans que l'on y prête véritablement attention- en première ligne de la défense du pays.

La nature désormais dissimulée des principales menaces - terrorisme, prolifération - impose, en effet, qu'il y soit riposté de la même manière. De même, l'origine lointaine de ces périls, nés au coeur de sanctuaires reculés ou de régimes hermétiques, les crises récurrentes qu'ils génèrent ou attisent, le recours répété à des forces internationales pour les conjurer, tout exige qu'un pays comme la France, membre permanent du Conseil de sécurité, dont 15 000 militaires opèrent à l'étranger, dispose d'un outil lui permettant "d'aller voir sur place" ce qui s'y passe, par elle-même, en temps réel, et au delà du miroir des apparences.

Car c'est cela le renseignement extérieur : la part occultée des agissements, structures ou événements, dont la connaissance est indispensable à la sécurité préventive de la France.

Si l'on y ajoute le poids d'engagements africains, historiques mais prégnants, ainsi que d'autres missions qu'il n'est pas loisible d'évoquer ici, on comprend qu'un service à vocation généraliste, comme la DGSE, n'échappe pas à un certain empilement des priorités, sans doute regrettable, mais certainement inévitable dans le monde dangereux et éclaté qui est le nôtre.

Comment y fait-elle face ?

1. D'abord, avec les capacités que la collectivité nationale veut bien lui allouer, lesquelles ne sont ni négligeables ni démesurées : des effectifs de l'ordre de 4300 personnes [2] et des crédits qui, selon les critères de la LOLF, dépassent 450 millions d'euros, les uns et les autres très inférieurs aux moyens gigantesques des Etats-Unis, cela va de soi, mais aussi sensiblement moindres, à périmètre égal, que ceux du Royaume-Uni et même de l'Allemagne, ce qui est moins attendu.

Le Service s'efforce de compenser ce sous-dimensionnement relatif, d'abord par sa polyvalence, qui lui vaut, seul des grands services occidentaux, de réunir en une même main l'ensemble des modes de recueil du renseignement (sources humaines, moyens techniques, missions opérationnelles) et d'en assurer en aval l'exploitation et l'analyse.

2. Cette synergie exceptionnelle se double d'un effort permanent de stricte hiérarchisation des objectifs, plaçant au premier rang le terrorisme d'origine radicale islamique (les effectifs ont été doublés en 3 ans), les foyers de prolifération des armes de destruction massive, ainsi que les crises dans lesquelles sont, ou pourraient être, engagées des forces françaises.

Ce choix impose une très forte concentration des capacités sur un "arc de crise" s'étendant de l'Afrique de l'ouest à l'Asie du sud-est et, plus particulièrement, sur le segment incandescent qui relie aujourd'hui Gaza à Peshawar.

Arc de crise qui, soit dit en passant (mais est-ce un hasard ?), permet de couvrir une bonne partie de la problématique conflictuelle de l'énergie, nouvel axe d'effort pour les décennies à venir.

3. C'est cette même volonté d'ajuster, aussi rationnellement que possible, les moyens aux fins, qui a poussé la DGSE à se rendre à ce qui peut paraître comme une évidence, mais ne l'a pas toujours été pour elle : se plier aux commandes de ses ²clients².

Ce que l'on oublie quand on déplore, un peu mécaniquement, l'insuffisante coordination des services, c'est qu'au delà des orientations annuelles reçues du CIR [3], la DGSE répond chaque semaine, en circuit court, à plusieurs dizaines de requêtes précises, émanant de l'ensemble de l'appareil gouvernemental, auxquelles elle pourvoit à 80 % avec un taux de satisfaction de 70 % [4].

4. C'est, en effet, une autre singularité du Service que d'être rattaché au ministère de la Défense -ce qui souligne opportunément sa dominante sécuritaire-, et d'oeuvrer simultanément au profit de la pluralité des décideurs de notre action extérieure, qui en reçoivent plus de 7 000 diffusions annuelles.

C'est, entre autres, au nom de cette vocation interministérielle que la DGSE se voit déléguer par l'Etat, deux monopoles parmi les plus redoutables qui soient : l'action clandestine et la cryptanalyse.

Ces prérogatives exorbitantes du droit commun font de la DGSE le plus national des outils régaliens, alors que l'armée et la diplomatie inscrivent de plus en plus souvent leurs actions dans un cadre multilatéral.

En effet, si le Service prend toute sa part au développement exponentiel de la coopération internationale en matière de renseignement -développement au demeurant très sous-estimé par les opinions publiques-, son premier devoir est de fournir aux autorités françaises l'évaluation fiable et objective, qu'elles sont en droit d'attendre, hors de toutes manipulations ou pressions extérieures. Evaluation qui, comme l'ont illustré, chacune à leur manière, les crises irakienne et iranienne, conditionne plus que jamais l'autonomie de décision de notre pays en matière de politique extérieure.

5. On touche par là à l'essentiel des défis qu'affronte aujourd'hui un service de renseignement tel que la DGSE : s'adapter, pour le décrypter et le rendre plus sûr, à un monde, dont les tendances lourdes -transparence, individualisme, course technologique- remettent en question, point par point, ses propres postulats : cloisonnement, discrétion, autarcie.

6. Ainsi du dogme de la transparence, dont les principales manifestations -médiatisation et judiciarisation- ne manquent pas de peser sur le fonctionnement du Service.

L'explosion des flux d'informations ouvertes, sur lesquels les dirigeants politiques sont en permanence branchés et dont l'appétit de divulgation va jusqu' à relativiser la notion même de renseignement, a contraint la DGSE à réagir dans trois directions.

En premier lieu, et c'est une excellente chose, en devenant plus réactive : alors que les médias se donnent l'instant pour horizon et que le cycle du renseignement a besoin de la durée pour produire, un tel décalage n'était plus tenable.

En créant un Centre de situation, fonctionnant 7 jours/7 et 24 h/24, accueillant en tant que de besoin des cellules de crise ad hoc, en se dotant d'outils appropriés de suivi de l'Internet, la DGSE a franchi ces dernières années la barrière du temps réel. Elle y excelle d'autant mieux que son dispositif de recherche a pu anticiper le cours des événements, comme ce fut le cas successivement en Afghanistan, puis en Irak.

En deuxième lieu, la DGSE, dont les banques de données et les capacités d'expertise n'ont pas d'équivalent en France, se doit de les exploiter afin de détecter, puis rectifier, dans le déferlement médiatique, les distorsions, délibérées ou non, qui s'avèrent préjudiciables à nos intérêts nationaux .

Enfin, le Service a commencé, il y a trois ans, à communiquer sur ses propres activités, ouvrant progressivement et prudemment ses portes à la curiosité des médias, de façon à éviter que la distance entre les pratiques respectives ne se transforme en gouffre d'incompréhension, avec néanmoins, pour limite infranchissable, les impératifs de sécurité hors desquels un service secret cesse de l'être.

7. La judiciarisation est un fait de société dont il serait ridicule de taire qu'il affecte les services de renseignement.

De plus en plus fréquemment, les archives et les agents de la DGSE sont requis de contribuer à la manifestation de la vérité dans des affaires judiciaires auxquelles le Service n'est aucunement partie, mais à propos desquelles il est supposé "savoir des choses". Avec, pour résultat, de semer le doute chez les personnels quant aux protections juridiques dont leurs missions bénéficient, au moment précis où la communauté nationale n'a jamais autant compté sur elles.

Au point que l'idée vient naturellement à l'esprit de réexaminer le cadre juridique des services de renseignement dans une ²société de transparence².

Ainsi, autant il apparaît justifié que ces services fassent l'objet de contrôles renforcés -la DGSE est soumise depuis 2002 à celui, très strict, d'une commission de vérification de l'utilisation des fonds spéciaux et accueille avec faveur la perspective d'une délégation parlementaire de suivi- , autant il peut sembler légitime de donner, en contrepartie, un fondement juridique plus solide aux activités de ces mêmes services, tant sur le plan de la protection du secret défense que des garanties dues aux agents.

8. Le recrutement de personnels possédant les qualités hors du commun qu'exigent les métiers du renseignement, n'est pas un moindre "challenge".

Pour parler crûment, comment concilier ces besoins avec une société dont les références paraissent s'en écarter ?

N'y suffisent à l'évidence ni le statut de la fonction publique (même affecté de renoncements aussi lourds que le droit de grève ou la syndicalisation), ni la mixité entre civils et militaires (une autre des originalités judicieuses de la DGSE), ni le choix actuel du recrutement par concours (quels que soient les progrès que celui-ci représente par rapport aux dérives de la généralisation antérieure des contrats).

En revanche, la création, cette année, à la DGSE d'une Direction des Ressources Humaines, dirigée par un professionnel recruté hors de l'administration, pour banale qu'elle puis sembler, marque, en fait, un grand pas en avant vers une meilleure maîtrise, à tous les niveaux, de la seule richesse dont dispose le Service : les femmes et les hommes qui le composent.

9. Cette constatation est particulièrement vérifiée dans le domaine du renseignement technique, royaume mystérieux où se déroule, à l'abri des regards, une course technologique sans fin entre le "bouclier" de la sécurité de l'information et le "glaive" des interceptions. Dans cette compétition acharnée, vitale pour la sécurité de notre pays, la DGSE", senior sigint", [5] s'acquitte remarquablement de son rôle de champion national. Au point d'intégrer le petit club très fermé de ceux qui, dans le monde, se reconnaissent réciproquement le plus haut niveau de compétence.

C'est pourquoi elle a pris l'initiative, avec l'accord de ses autorités de tutelle, de mettre ses capacités au service de ses partenaires nationaux -DST et DRM-, afin d'éviter que le contribuable n'ait à payer deux fois la même chose pour des résultats inférieurs.

10. Cette "mutualisation", bien avancée, est un signe parmi d'autres de l'excellent esprit de collaboration pragmatique qui règne actuellement au sein de la communauté française du renseignement et qui s'y traduit par un degré d'ouverture et de coopération dont la mémoire n'a pas le souvenir.

Au demeurant, bon sens et nécessité font loi. Aussi, peut-on être sûr, à tout le moins, que, si une attaque terroriste venait à frapper la France (ce que malheureusement nul ne peut exclure), ce ne serait certainement pas à la suite d'un "cafouillage" ou d'une incompréhension entre services.

11. Sans doute sa nature secrète désigne-t-elle le renseignement comme une victime privilégiée des rumeurs et des clichés.

C'est une frustration pour tous ceux qui le pratiquent corps et âme, que de constater combien ces stéréotypes démentent la réalité. On vient de le dire pour la soi-disant "guerre des services". On pourrait y ajouter les poncifs de la supposée prévalence du renseignement technique sur le renseignement humain ou de l'analyse sur la recherche. Rien n'est évidemment plus absurde, puisque ces couples sont, par définition, complémentaires et que, comme on l'a déjà vu, c'est un des atouts de la DGSE que d'exploiter à fond leurs synergies.

Le renouvellement à 50 % des sources humaines de la DGSE depuis deux ans, effort de recrutement sans précédent, est là pour en attester.

Il est cependant, reconnaissons-le, une autre frustration plus agréable à gérer : c'est celle qui revient à ne pouvoir revendiquer publiquement les succès obtenus : la neutralisation d'un réseau terroriste, une libération d'otages, la prévention d'une attaque contre nos soldats, l'éclairage par un document ou un renseignement clé d'une prise de décision stratégique, la mise en échec d'une ingérence, le démontage d'une influence, etc, etc.....

Autant de résultats dont la fierté n'est pas communicable, mais qui donnent à ceux qui les obtiennent la satisfaction profonde -et de plus en plus rare- de servir leur pays, l'Etat, l'intérêt général, sans affichage ni forfanterie, avec la discrétion qu'impose la tradition, pour ne pas dire la notion, de service public.

[1] En date du 2 avril 1982
[2] Auxquels s'ajoutent les membres du service Action
[3] Comité Interministériel du Renseignement
[4] Résultats de l'enquête annuelle effectuée auprès des destinataires du Service
[5] Autorité nationale responsable du renseignement technique vis à vis de la communauté internationale.
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# Posté le dimanche 02 août 2009 05:44

feux de forets

feux de forets
Depuis le 24 juillet, trois sections militaires, soit 90 hommes des 3e, 13e et 31e régiments du génie, sont engagées en Corse dans le cadre du plan Héphaïstos en renfort des sapeurs-pompiers civils et militaires, à Aullène, Peri, Corte, Ortullu et Calenzana. Ces soldats de l'armée de terre luttent contre les reprises d'incendie depuis 4 jours.

Du 24 au 27 juillet, les armées ont également engagé un détachement d'intervention héliporté sur le secteur d'Aullène, en Corse du Sud. Deux hélicoptères PUMA et une Gazelle du 3e régiment d'hélicoptères de combat d'Etain ont héliporté les sapeurs sauveteurs militaires de l'unité d'instruction et d'intervention de la sécurité civile n° 7 de Brignoles afin d'intervenir sur des zones escarpées, inaccessibles par la route. Les sapeurs, hélicordés sur zone avec l'ensemble de leur matériel, étaient ravitaillés en eau par rotations de PUMA équipés de bacs souples.

Durant ces trois jours, les hélicoptères ont cumulé un total de 60 heures de vol. Ils ont notamment réalisé une évacuation d'urgence de 12 pompiers et 15 civils cernés par les flammes sur le col de la Vaccia.

Le détachement d'intervention héliporté était également intervenu, aux côtés des marins pompiers de Marseille appuyés par plus de 300 soldats de l'armée de terre et de l'air, pour lutter contre l'incendie du camp de Carpiagne
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# Posté le samedi 01 août 2009 14:08